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Rangement valises et bagages : où les caser sans qu’elles traînent toute l’année

Assortiment de valises de tailles différentes rangées pour le rangement de la maison

Une valise sert deux ou trois semaines par an, grand maximum. Le reste du temps, elle traîne. Dans un coin de chambre, au pied du lit, ou pire, en évidence dans l’entrée où elle prend la poussière et sert de porte-manteau de fortune. C’est un problème de rangement particulier, différent de celui du bazar sous le lit en général : la valise est un objet précis, volumineux, creux, et presque toujours vide. Autant en tirer parti plutôt que de la subir. Si vous voulez remettre toute la pièce à plat, ce guide complet pour une chambre reposante et bien rangée traite le reste du sujet.

Les emplacements qui ont du sens pour un objet qu’on utilise rarement

Une valise n’a rien à faire dans un endroit facile d’accès. C’est un objet qu’on sort deux fois par an, alors elle peut très bien vivre dans un coin difficile à atteindre le reste du temps. Trois options fonctionnent vraiment.

Le dessus d’armoire, d’abord. C’est l’emplacement le plus sous-exploité d’une chambre. La plupart des armoires laissent vingt à trente centimètres de vide au-dessus, souvent occupés par rien ou par des cartons oubliés depuis un déménagement. Une valise plate ou moyenne s’y glisse parfaitement et devient quasiment invisible depuis le sol. C’est exactement le genre de recoin à exploiter en priorité dans une petite chambre où chaque centimètre compte.

Le dessous du lit, ensuite, mais avec une réserve : ça ne marche que si le lit a une hauteur suffisante et que l’espace n’est pas déjà pris par des boîtes de rangement. Une valise sous le lit, oui. Trois valises empilées sous le lit avec des sacs à côté, non, on a juste déplacé le bazar d’un mètre. Si vous voulez glisser les valises sous le lit sans transformer l’espace en dépotoir, mieux vaut suivre quelques règles avant de tout y entasser.

La cave, le garage ou un cellier, enfin, si la maison en a un. C’est l’endroit idéal pour les grandes valises de vacances longues qu’on utilise une fois par an, à condition que l’espace reste sec. L’humidité abîme les roulettes et les fermetures plus vite qu’on ne le pense.

Ce qu’il faut éviter

  • Le fond d’un placard de couloir qui bloque l’accès à tout le reste
  • Le coin d’une chambre d’enfant, où la valise devient vite un marchepied dangereux
  • Le palier ou l’entrée, où elle traîne à la vue de tous en permanence

La valise vide ne devrait presque jamais exister

Voici l’astuce la plus simple et pourtant la moins utilisée : une valise fermée avec une fermeture éclair est un contenant hermétique, protégé de la poussière et des mites. Autant s’en servir comme rangement pour tout ce qui change de saison. Les housses de couette d’été qu’on range de novembre à mai. Les pulls et manteaux qu’on remise pendant l’été. Les draps de rechange qu’on utilise deux fois par an pour les invités.

Cette astuce résout un vrai problème : celui du linge de saison qui finit entassé sur une étagère de placard, sans protection, en train de prendre l’humidité ou l’odeur du bois. Une valise remplie de vêtements d’hiver posée sur l’armoire pendant l’été n’occupe pas plus de place qu’une valise vide, et elle rend un service en plus.

Seule limite à respecter : ne mettez rien de lourd dans une valise qui doit ensuite voyager avec vous. Si elle est destinée à repartir en vacances l’été suivant, gardez-la légère ou videz-la deux semaines avant le départ. Sinon, gardez une valise « dédiée stockage » à part, celle qui a une roulette cassée ou une fermeture un peu récalcitrante, et qui ne partira plus jamais en voyage. C’est exactement le rôle qui lui convient.

Combien de valises un foyer a-t-il vraiment besoin

Je vais être direct sur ce point parce que c’est là que la plupart des placards dérapent : une famille de quatre personnes n’a pas besoin de sept valises. Trois ou quatre tailles différentes suffisent largement pour couvrir tous les cas de figure, du week-end au déménagement temporaire.

  • Une valise cabine, pour les trajets courts et les vols avec bagage en soute payant
  • Une valise moyenne, le format le plus utilisé, pour une semaine à deux semaines de voyage
  • Une grande valise, pour les longs séjours ou les voyages en famille où on mutualise les affaires
  • Éventuellement un sac souple extensible, pratique pour les retours avec plus d’affaires qu’à l’aller

Le piège classique, c’est d’accumuler une valise par enfant, une par adulte, plus les anciennes qu’on n’a jamais eu le cœur à jeter. Résultat : six ou sept valises pour une famille qui part rarement à plus de quatre en même temps. Pour un trajet en famille, les enfants n’ont pas besoin de leur propre grande valise. Une valise moyenne partagée entre deux enfants, avec un sac à dos chacun pour leurs affaires personnelles, suffit très largement jusqu’à l’adolescence.

Le tri après chaque retour de voyage, sans exception

C’est la règle qui change tout et que presque personne n’applique : on ne repose jamais une valise à moitié déballée dans le placard. La demi-heure qui suit un retour de vacances, quand la fatigue du trajet donne envie de tout laisser en plan, c’est justement le moment où la valise commence à traîner pour de bon. Elle finit ouverte dans un coin de la chambre, avec du linge sale mélangé à du linge propre, pendant des jours.

La bonne habitude tient en trois gestes rapides. Sortir le linge sale directement vers le panier. Ranger ce qui n’a pas servi à sa place normale. Et remettre la valise vide à son emplacement de stockage le jour même, ou le lendemain matin au plus tard. Ce n’est pas une question de motivation, c’est une question de ne jamais laisser la valise quitter des yeux entre le retour et son rangement définitif.

Les sacs de nuit méritent un traitement différent

Toutes les valises ne se valent pas en fréquence d’usage, et c’est là que beaucoup de gens se trompent d’emplacement. Un sac de week-end ou une valise cabine utilisée pour les déplacements professionnels sort bien plus souvent qu’une grande valise de vacances. Elle n’a donc rien à faire au fond de la cave ou tout en haut de l’armoire.

Gardez ce sac dans un endroit accessible en quelques secondes : une étagère basse de dressing, un crochet dans l’entrée, ou le bas d’un placard. L’objectif est simple, pouvoir le préparer et partir sans avoir à sortir l’escabeau. Les grandes valises, elles, peuvent se permettre d’être un peu moins accessibles puisqu’on les prépare généralement la veille d’un départ, avec plus de temps devant soi.

Au final, ranger les valises correctement, c’est surtout une question de logique d’usage plutôt que de place disponible. Moins on s’en sert, plus loin elles peuvent être. Plus elles servent, plus elles doivent rester à portée de main. Et entre les deux, ne jamais oublier qu’une valise fermée reste un espace de rangement à part entière, pas juste un contenant qui attend son prochain voyage.

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